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Après « Neige silencieuse, neige secrète » (1932), La Barque fait paraître ce long poème composé de trois parties, paru en 1963 : « La Chanson du matin de Lord Zéro ». Lord Zéro ? soit l’aventure de Lord et de Zéro, ensemble : « Il est homme en cela qu’il y a conjointement en lui vérité et mensonge, esbroufe et sincérité, quête sincère et goût de la facilité, l’infini et le zéro. De toute évidence il semble bien qu’il faille saisir ce Lord Zéro comme Lord and Zéro. Seigneur Zéro, s’entendant autant comme Seigneur et Zéro. […] Dans ce poème, Aiken, plus que dans aucun autre, fait ce procès du caractère « magique » d’une poésie au service d’une force quelle qu’elle soit – fabriquant des idoles sociales – tout en se montrant magicien qui n’a souci que de sa liberté et de la nôtre dans cette étude que la vie nous convie à faire d’elle-même. » (extrait de la postface de Philippe Blanchon)