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La chose semble être une présence évidente et en même temps inquiétante et opaque. Inquiétante comme en témoigne le terme de « chosification » et l’affirmation que vivre avec les choses et au milieu des choses serait une aliénation puisque dans le monde moderne la relation des hommes aux hommes aurait cédé le pas à celle des hommes aux choses. La « société de consommation » serait l’empire aliénant des choses qui se présentent comme marchandises. Or dans le discours philosophique contemporain se rencontre l’affirmation que la chose est l’oublié du discours philosophique et sociologique qui aurait toujours privilégié l’être avec les hommes sur l’être avec les choses et n’aurait pas vu que les choses sont constitutives des hommes. En même temps cette présence de la chose semble opaque puisque la chose nous dit-on depuis Heidegger aurait une présence irréductible à celle de l’objet ou à celle de la marchandise. Mais la chose n’a en rien l’opacité qu’est tentée de lui conférer la philosophie depuis Heidegger. S’il y a bien une pensée de la chose, ce n’est pas la philosophie qui nous la livre, même quand elle prétend poser la question Qu’est-ce qu’une chose ?, mais la pensée juridique romaine. C’est d’elle que nous tenons la summa divisio des personnes et des choses. La chose est une réalité constituée juridiquement et elle l’est comme patrimoine, chose privée avant tout. Parcourir la pensée juridique romaine défait nos attendus. Non, il n’y pas d’irréductibilité de la chose et de la marchandise, la marchandise est un mode insigne de la présence de la chose. Non, il n’y a en rien irréductibilité de l’avoir et de l’être, les hommes ne sont pas des hommes sans choses, mais ils ne sont hommes qu’en tant que possesseurs de choses. Non, il n’y pas non plus d’irréductibilité de la chose publique et de la chose privée, la première suppose la seconde et n’est viable que si le droit garantit la première. Les juristes romains avaient compris bien avant les philosophes les plus contemporains que l’être des hommes avec les hommes est toujours aussi un être des hommes avec les choses.