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Le mot « critique » est aujourd’hui omniprésent en philosophie et en sciences sociales, mais quel est son contenu ? La vaste enquête entreprise par Stathis Kouvélakis, dont ce livre sur l’École de Francfort constitue le premier volet, voudrait clarifier les usages de ce terme et saisir ce qui s’y joue depuis Horkheimer dans les années 1930 jusqu’à Pierre Bourdieu et Judith Butler dans les années 2000. L’auteur étudie ici de façon approfondie la trajectoire intellectuelle de trois auteurs, celle de Max Horkheimer, premier directeur de l’Institut de recherche sociale de Francfort, et de ses successeurs, Jürgen Habermas et Axel Honneth. Une question fondamentale le guide : comment un programme de recherche au départ conçu comme interne au matérialisme historique a-t-il pu s’en éloigner au point de devenir un simple accompagnement intellectuel de la démocratie libérale ouest-allemande ? La défaite de la gauche et l’arrivée d’Hitler au pouvoir furent fondatrices. L’effondrement de la stratégie antifasciste, due à l’échec des fronts populaire et au pacte germano-soviétique, conduisit Horkheimer à réviser de fond en comble le projet de théorie critique pour le réorienter vers le « totalitarisme ». Chez Habermas, la reprise de la théorie critique tente de répondre au « rattrapage » de la RFA des années 1960-1970 et devient un projet de démocratisation visant à créer des espaces de délibération et d’autonomie au sein de l’ordre institutionnel et économique. L’œuvre de maturité de Honneth, en revanche, fait fond sur le « capitalisme dédomestiqué » des années 1990. En réactivant la théorie hégélienne de la reconnaissance, elle veut relancer la théorie critique dans une nouvelle direction, celle d’une « thérapeutique » des « pathologies du social ». Ainsi la critique se trouve-t-elle pleinement intégrée, non plus au projet d’une transformation sociale profonde comme celui qu’avait porté le marxisme, mais à un ordre existant qu’il s’agit seulement d’amender.