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« Décidemment nulle île ne reste une île. » conclut Michelle Zancarini–Fournel, dans sa préface à La décolonisation improbable. À la lecture du travail historique présenté cet ouvrage, on comprend en effet que l’évolution politique heurtée de la Guadeloupe et de la Martinique, entre 1943 et 1967, s’explique autant par la singularité des cultures politiques établies que par l’impact des conjonctures, internes et externes aux territoires antillais. Une vingtaine d’années sépare la période de la Libération aux Antilles françaises de la sanglante tragédie de mai 1967 en Guadeloupe. Cette période a représenté pour certains les années glorieuses d’une sortie de la société d’habitation et l’exemple inédit, réussi, d’une décolonisation « à la française ». On peut l'analyser comme une pathétique faillite du politique.