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Yves Trémorin a rapporté d'un séjour mexicain un fascinant ensemble d’images tel un ethnologue d’un genre un peu particulier. Isolant comme à l’accoutumée ses sujets, ici sur un fond souvent noir, il joue sur la position de l’explorateur occidental partant dans un pays lointain pour en ramener au gré de ses dérives, objets, portraits et images qui deviendront comme les reliques muséales nécessaires à la compréhension d’une civilisation aux codes différents des nôtres. Nus ou personnages à la gestuelle inhabituelle, nature-morte, portraits de catcheurs masqués reprennent un langage des signes explicitement lié à des représentations enfouies dans la mythologie collective. Outre les références aux mythologies anciennes, au rapport particulier d’un peuple avec la mort, aux jeux de langages, Trémorin n’oublie pas que ce pays a accueilli de grands artistes. Et à travers ces images, se retrouvent aussi d’autres mythologies, plus photographiques celles-ci, que sont devenus les chefs-d’œuvre réalisés par un Edward Weston ou un Manuel Álvarez Bravo