Le propos ? Ébranler, de l’intérieur du marxisme, le corps des dogmes qui s’y sont établis touchant l’art et la littérature.
Réduire l’art à l’idéologie, au contenu, à la lutte des classes, c’était au fond reproduire l’enfermement et la clôture caractéristiques
de la société unidimensionnelle. Il faut au contraire affirmer que l’oeuvre d’art a une forme, et qu’elle parle de subjectivité: c’est précisément ce en quoi elle peut s’opposer à la massivité des valeurs dominantes, c’est là que se trouve la puissance révolutionnaire, libératrice, de la dimension esthétique.
Contre les déceptions du monde, l’oeuvre d’art rappelle sans cesse la promesse de vie, « souvenir du bonheur qui fut jadis et qui veut faire retour ». Elle maintient en lumière le but que doit se fixer la praxis, perpétuant, contre toutes les forces qui cherchent à la réprimer, « le souvenir du moment
de jouissance » – ou son annonce.
Du même auteur, aux mêmes éditions :
Contre-révolution et révolte, 1973
La fin de l’utopie, 1968
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