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Le capitalisme français a toujours progressé à travers des périodes de mutations. Nous entrons dans l'une de celles-ci, après celle inaugurée dans la décennie 1944-1954. Mais toute politique de modernisation incitée par l'Etat aux temps de ces nécessaires changements se heurte à une société conflictuelle, qui résiste aux mises en cause et digère lentement l'innovation. Aujourd'hui comme hier, la modernisation porte-t-elle toujours en terre les lendemains qui chantent?
1944: dans la France libérée mais détruite, d'aucuns appellent à passer de la Résistance à la Révolution. Fleurissent le mythe de la troisième voie entre le capitalisme anarchique et le communisme totalitaire, les exhortations à l'invention d'un travaillisme à la française.
1954: dans une France qui s'est rétablie étonnamment vite, d'aucuns constatent amèrement que l'on est passé de la Résistance à la Restauration: celle de l'Etat et de la haute administration modernisateurs, celle de l'entreprise, du profit, du marché et du patronat. Faute de partisans majoritaires et convaincants, de définitions claires et possibles d'une politique alternative, grâce à l'aide américaine, la révolution envisagée par quelques-uns est devenue une récupération économique et sociale voulue par presque tous, ouvrant à la France pour plus de vingt ans toutes grandes les portes de la croissance.
Du dialogue original et neuf entre Jean Bouvier _ l'historien qui retrace pour les témoins de l'époque les carrefours qu'ils firent franchir à la France _, et François Bloch-Lainé _ l'un des grands acteurs des mutations décisives d'alors qui rappelle les dilemmes devant lesquels les modernisateurs furent placés pour opérer leur choix cruciaux _, naît une réflexion sans équivalent: sur le poids des contraintes économiques et la liberté des décideurs, sur leur capacité effective de combiner volontarisme et déterminisme, de se plier à des logiques politiques et sociales de rapport de force, à des situations qui infléchissent leurs préférences, présupposés et présomption.
Cette magistrale leçon d'histoire dresse aussi le bilan de dix années au cours desquelles la gauche rêva d'une alternative au néo-libéralisme et finit prisonnière des nécessités et contingences de la modernisation.
François Bloch-Lainé, ancien Directeur général de la Caisse des Dépôts et ancien Président du Crédit Lyonnais, fut Directeur du Trésor de 1947 à 1953 et, à ce titre, l'un des préposés majeurs au financement de l'investissement pour la reconstruction, l'équipement et la modernisation.
Jean Bouvier est l'auteur de très nombreux ouvrages désormais classiques d'histoire économique, financière et bancaire qui font autorité.