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Biagio Marin (1891-1985) est le chantre de Grado, presque une île faisant face à Trieste dans le golfe de Venise, et de son dialecte, le graisan. La Guirlande de ma sœur, son deuxième recueil, exalte les éléments de ce territoire infime et cependant miroir de l’univers : le ciel immense et vide, les bleus, azur ou céleste, les rites du village, celui qui a vogué une vie entière et jette l’ancre au port, ou ce phare qui incline, consumé par l’amour de l’eau. Maître de la Mitteleuropa, Biagio Marin dresse ici son propre portrait sous le nom de « Tête de nuée », attisant l’humble loi de la voile et du vent.