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"Tu n’es pas venu ici pour te battre. C’est l’affaire des soldats, des gens du métier, des patriotes, des républicains. Toi, c’est autre chose qui t’amène.D’abord, il te faut ramener Aimé à la maison ; ensuite, tenir un feuilleton sur Conlie. Raconter l’enlisement de plus cinquante milles Mobiles bretons dans l’attente d’une hypothétique bataille du Mans.Pour l’instant, il te faut étudier le terrain, parler avec les soldats. Collecter leurs paroles, leurs mots, surtout ne pas les trahir – la trahison, les hommes n’en peuvent plus ! (…)Tu voudrais, toi, le poète, que l’on sente la vermine grouiller entre les syllabes. Que l’ont voie l’ergot de mort fleurir dans les bouches, la mâle-mort entre les dents. Tu voudrais des mots qu’ont de la gueule.Mots crus, vécus, poussés vent debout.Paroles de soldats dans leur trou de boue. Paroles d’indigènes bretons. Borborygmes de soudards d’une République qui ne leur fait pas confiance."
Il a fallu de l’audace à Fabienne Juhel, grande spécialiste de Tristan Corbière, pour oser placer le poète au cœur du camp de Conlie, alors même qu’il n’y est allé qu’en imagination. Mais le génie de la romancière est là : elle qui tricote souvent ses livres avec le fil de l’Histoire, et adore les personnages écorchés par la vie – comme dans La Chaise numéro 14, ou La femme murée (Le Rouergue) – sait nous faire ressentir la pulsation du poète au souffle de son indignation devant le massacre.