Nous ne naissons pas tous égaux face à la violence.
Pour certains, elle entre très tôt dans leur vie. Philippe Lassalle-Astis est de ceux-là. Il a su dès l'enfance qu'il lui faudrait se défendre, que la morale guidant son existence se résumerait en quelques mots : lui contre le reste du monde.
Adolescent, sa première fugue pour échapper aux agressions du collège Notre-Dame de Bétharram le mène à Paris en plein mois de mai 1968. Il sauve alors Jean-Paul Sartre d'un guet-apens, rencontre Dany le Rouge. Mais la révolution des étudiants le laisse indifférent. Départ comme appelé pour l'armée : direction le Tchad, où il apprend le métier d'artificier.
À son retour en France, il aspire au calme d'une vie de famille lorsqu'une nouvelle lutte, clandestine cette fois, s'impose : l'indépendantisme basque et les combats de l'ETA. On ne se débarrasse pas si facilement de la violence quand elle vous accompagne depuis vos premiers pas.
Avant de mourir, Philippe Lassalle-Astis s'est confié à son ami Gorka Robles-Aranguiz. Ces conversations ont donné ce livre passionnant qui évoque les meilleurs romans noirs. Une lecture parfois glaçante mais aussi souvent drôle, grâce à son mélange de gouaille et de franchise.
La Mort à mes côtés
offre également une plongée en apnée dans le milieu méconnu des mouvements indépendantistes.
Nous ne naissons pas tous égaux face à la violence.
Certains tentent de l'apprivoiser et de vivre avec.
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