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L’origine du « mal français », sur lequel on a beaucoup écrit remonte à la constitution de notre nation, qui s’est formée et affirmée contre les prétentions hégémoniques du Saint-Empire et les orientations théocratiques de la papauté, et a constamment défendu sa spécificité et sa liberté. L’affirmation de sa pleine souveraineté la posa en défenseur de la liberté, mais l’obligea à instaurer chez elle un pouvoir monarchique puissant étayé sur une administration centralisée et hostile à tout changement qui aurait paru la remettre en cause, menaçant par là même l’identité et l’indépendance nationales. La Révolution française résulta de l’incapacité de la monarchie à évoluer. Son résultat le plus profond fut que la France, tout en rejetant résolument son passé monarchique, conserva les valeurs aristocratiques de l’Ancien Régime, les mêla à ses prétentions démocratiques, et finit par concevoir la démocratie comme l’accès de tous aux signes tangibles de ces valeurs. Cela se révélant impossible, elle confia à son École le soin d’opérer une sélection méritocratique de son élite. Mais la persistance d’une hiérarchie sociale trahit la promesse égalitaire de la Révolution et laisse notre peuple perpétuellement insatisfait. Les Français, en définitive, se présentent comme des aigris toujours tiraillés entre une secrète aspiration individuelle à la condition aristocratique et une inextinguible revendication égalitaire.