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Le texte que Baudelaire a rédigé sur la photographie – Le Public moderne et la photographie – est on ne peut plus célèbre. Du reste, il est devenu – et ce devenir fait bien sûr partie, secrètement mais d’une manière importante, de sa problématique – l’un des plus pratiqués, c’est-à-dire commentés et même, si l’on peut se permettre, sur-interprété, ce qui a pour effet de pervertir à la fois l’intention qui fut la sienne et le sens qui, quant à lui, appartient, il est vrai, dans tous ces cas de figure, autant à la postérité qu’à l’impensé que contient tout acte d’écriture. Il n’empêche, le contenu du texte de Baudelaire est on ne peut plus explicite : la photographie, c’est le matérialisme triomphant et l’impersonnalité, tout le contraire de la « création », l’ennemie du rêve, de l’Idéal et de la poésie en général. Sans forcer les choses, on peut affirmer qu’à la fois elle incarne le spleen, en condense la nature et en expose tous les effets d’écrasement de ce qui est humain sur la terre, à savoir le désespoir et l’ennui. Car le sujet de la photographie, c’est bien, comme on ne cesse de le constater à la réflexion, la mort. Enfin, elle est une technique, rien qu’une technique, et le mieux serait d’ailleurs, pour le poète, qu’elle se cantonne à cela – en effet, la question de son statut éventuel et hypothétique d’ « art » est, à la lecture cursive du moins, suspendue par Baudelaire –, parfaitement adéquate au Moderne et cet « âge des foules », ce dont au demeurant le titre du texte, sur lequel on ne s’arrête pas suffisamment, insiste en faisant mention du « public moderne », les termes de « foule », de « moderne » et de « public » étant justement dans les textes de Baudelaire d’une part péjorés, d’autre part toujours dialectisés (c’est ainsi, par exemple, que « foule » prendra une valeur de vérité lors de l’examen des conditions contemporaines de la perception et de la matière poétique qu’est la ville). Il s’agit donc, concernant la photographie, à la lettre et sans la moindre nuance, d’une condamnation, de celle qu’un poète, ou au sens encore fort du terme pour Baudelaire et en fonction de la position qu’il occupe, un artiste, peut s’autoriser à prononcer.