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Le développement du numérique réalise une forme de privatisation du champ de l’action publique qui ne dit pas son nom : les entreprises privées du numérique les plus puissantes s’emparent d’activités jusqu’ici dévolues au secteur public : dans les transports (Ouibus, informations voyageurs), dans les services urbains (ville intelligente), dans l’utilisation de l’espace public (trottinettes électriques) ou même dans certaines fonctions de régulation (aide au trafic). L’informatisation des administrations publiques, le développement de services en ligne et la présence sur internet des services publics, se sont réalisés en sous-traitant ses dispositifs à des entreprises privées. La conquête du privé sur la sphère publique en cours aujourd’hui est d’une toute autre nature : elle repose sur une transformation des relations entre l’Etat et les usagers (simplification des relations avec les utilisateurs souvent en substituant des algorithmes aux agents publics, généralisation des mécanismes de notation, développement de l’uberisation des tâches). Ce processus s’adosse, d’une part, à des des capacités d’investissement énormes qui dépassent celles des pouvoirs publics (ingénierie, datacenters) et, d’autre part, à des monopoles détenteurs de brevets puissants. Si cette privatisation passe le plus souvent inaperçue, tant elle prend la forme douce de dispositifs d’utilisation très pratiques qui améliorent notre quotidien, ses effets sociaux sont pourtant considérables : elle déstabilise les entreprises et les administrations, renforce les inégalités sociales, préempte des communs et accélère la perte de souveraineté publique. Les pouvoirs publics ont beau mobiliser diverses ressources (offre concurrente, régulation, etc.), ils apparaissent trop souvent démunis face à un tel processus qui œuvre à l’échelle internationale (les GAFA). Les tentatives de réappropriation des communs numériques par les citoyens ordinaires ouvrent cependant des perspectives, parfois sous la forme d’un militantisme de fonctionnaires qui défendent la « souveraineté numérique » nationale. L’objet de l’ouvrage est porter au jour, derrière la sympathique appli dans nos smartphones, les conséquences économiques et techniques réelles de cette privatisation et de montrer quelles sont les perspectives de résistance et de réinvention du service public.