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Initialement paru en 1960 au Club français du livre, cette traduction libre et drôlatique, signée Jean Queval, du célèbre conte de William Makepeace Thackeray et mise en image par Alain Le Foll, figure emblématique de la scène artistico-publicitaire des années 60, est une pépite de l’édition française que nous rééditons dans un nouveau format, sous une couverture cartonnée et en reproduisant les illustrations dans leur état de conservation soixante ans après la première parution.
En 1854, alors qu’il est déjà célèbre dans son pays grâce à La foire aux vanités et à son autobiographie, Pendennis (1850), plus célèbre encore aux États-Unis d’où lui est venue la renommée, William Makepeace Thackeray est à Rome. C’est au moment de Noël, pour ses filles, qu’il imagine la trame d’un conte de fées qu’il décrit comme une pantomime à jouer au coin du feu. De fait si tous les personnages du conte de fées sont bien réunis, c’est d’une parodie bien burlesque qu’il s’agit : la chronique politique, militaire, psycho-physiologique et amoureuse du règne de Valoroso XXIV, roi souverain de Paphlagonie.
La rose et l’anneau met en scène des idiots royaux, rois usurpateurs et princes dépossédés de leur trône légitime, le tout mené sous la baguette de la fée Bâton-noir qui complique les relations amoureuses en jetant entre tous les protagonistes un anneau magique et une fleur à la boutonnière qui rendent ceux qui les porte irrésistibles. Thackeray n’épargne aucun de ses nobles personnages, tour à tour contraints de tenir d’horribles promesses, d’affronter des lions affamés dans une arène, de parcourir la campagne en haillons ou d’espérer un sursis de dernière minute. Conte pour enfants de son temps, La rose et l’anneau est bien plus un conte pour adultes qui résume tout ce que l’écrivain est à quarante-trois ans – notablement son goût pour l’Histoire, son obsession du snobisme, son effort vers une liberté de ton devant laquelle il a renâclé jusque-là, allant jusqu’à pasticher malicieusement Rebecca et Rowena de Walter Scott.
À l’origine du récit, un épisode du temps désastreux : la guerre de Crimée, qui débute en 1853 et donne à Thackeray le vocabulaire et la carte des opérations. Il s’agissait alors de défendre l’Empire ottoman contre l’invasion russe. La Crime-Tartarie est la Russie, les Paphlagoniens sont les Turcs. Parti de là, le conteur se réfugie dans les Temps Reculés, et les parsème d’allusions contemporaines anglaises, allusions à des jeux, à des sports, à des nuances de comportement, à l’université de Cambridge où il fit ses études. Cette transposition taquine le conduit à suggérer, sur un canevas de bêtises, de traîtrises et de catastrophes, la malfaisance satisfaite de la comédie politique et, à travers elle, la pérennité du malheur humain. Difficile de ne pas y voir de multiples résonances avec notre monde présent.
Pour de nombreux critiques, La rose et l’anneau, tant par les similitudes d’écriture (conte imaginé pour des enfants que les auteurs couchent ensuite sur le papier), que par la fantaisie que les deux textes se permettent pour se moquer de ses contemporains, précède et annonce Alice aux pays des merveilles, de Lewis Caroll. L’autre rapprochement qui s’impose l’est avec Ubu Roi d’Alfred Jarry, tant les analogies entre les deux textes sont légion.