Jacqueline et Madeleine, septuagénaires, vivent chacune de leur côté de la rivière Mastigouche et, depuis la mort de leurs maris, elles se saluent de loin chaque jour, sans plus. C'est un arrangement qui leur convient parfaitement. Alors, quand Madeleine annonce qu'elle a l'intention de vendre sa maison, pour Jacqueline, c'est une catastrophe. Un nouveau propriétaire s'incrustera dans le paysage, avec sa famille nombreuse, ou pire, des locations à court terme ! Et cela, elle ne le supporterait pas.
Très vite, la solution s'impose à Jacqueline : il lui faut tuer Madeleine. Toute mort violente doit être déclarée par l'agent immobilier aux potentiels acheteurs. En plus des délais de succession, cela devrait retarder suffisamment la vente pour permettre à Jacqueline de finir ses jours en paix. Certes, c'est extrême, mais sans risque si rien ne vient contrecarrer son plan minutieux. Un grand-duc ou un braconnier, par exemple...
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