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Mieux que quiconque, Reginald Scot illustre la nature hétéroclite du champ de connaissance formé par ce que l’on regroupait à la Renaissance sous le nom de démonologie. Ni théologien, ni juriste, ni médecin, ce gentilhomme campagnard offrit pourtant à ses compatriotes un traité sur la démonologie d’une érudition, d’une exhaustivité et d’une originalité jamais égalées dans ce pays. Contrairement aux idées reçues, ses positions ne furent pas rejetées en bloc et s’il n’eut que peu d’impact sur les procédures judiciaires qu’il dénonçait, il parvint à séduire beaucoup de ses contemporains, notamment sur les planches des théâtres. Certes, il fut à son insu le cheval de Troie qui, à trop vouloir citer ses adversaires pour mieux les dénigrer, permit à de nombreux Anglais qui étaient peu ou pas latinistes d’avoir accès à un ensemble de stéréotypes de la sorcière démoniaque et de les intégrer ainsi au folklore insulaire. À contrario, il faut reconnaître à Scot d’avoir aussi diffusé dès le début de la longue période des chasses aux sorcières une vision hautement sceptique de la sorcellerie, dont on ne peut douter qu’elle pût servir de frein aux persécutions, expliquant d’autant mieux les attaques virulentes contre lui de la part de prédicateurs principalement puritains. L’historiographie récente nous offre un portrait plus nuancé de Scot, en humaniste radical n’ignorant rien des impératifs politiques ni des jeux de pouvoir aux plus hauts sommets de l’État, plus en phase avec le jeune xxie siècle en pleine crise de la démocratie. Après tout, chaque époque façonne sa lecture selon ses propres obsessions, et c’est le propre des textes marquants, faute d’être de grands textes littéraires, de s’y prêter sans perdre de leur complexité.