Le statut et l'enseignement de la théologie en milieu universitaire font
aujourd'hui débat, principalement en Europe mais également au-delà.
Face aux sciences positives, la théologie est parfois suspectée de se démarquer
par des procédures de légitimation qui n'obéiraient pas toujours aux
critères de la recherche stricto sensu. D'un autre côté, nombre d'Eglises ou
de «chapelles» religieuses s'inquiètent de la manière dont des corps de doctrine
se voient déconstruits par une approche scientifique qui en réduirait
la portée symbolique ou spirituelle. Si la théologie n'est pas en crise, elle
fait l'objet de tensions. Cet ouvrage collectif a l'ambition d'en repérer quelques-unes
et de contribuer à enrichir un débat dont l'actualité déborde la
question religieuse. Avec l'implantation durable de l'islam en Occident et la
fragilisation des institutions chrétiennes classiques, se pose toute la question
de la légitimation et de la transmission de patrimoines autant culturels
et moraux que religieux. A partir d'une évaluation pour la France des programmes
de formation en théologie et en sciences religieuses, cet ouvrage
propose dans un premier temps un tour d'horizon de l'enseignement universitaire
des théologies chrétiennes dans le monde francophone, au Liban,
au Canada et en Grèce. Puis, des contributions évoquent la manière dont
les théologies musulmane, hébraïque et bouddhique sont enseignées à
l'université, en Europe et en Turquie notamment. Au final, un ouvrage
de toute première importance pour conduire des réflexions sur la reprise
académique des bouleversements religieux actuels.
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