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L’âabondance se mesure-t-elle à la quantité de biensaccumulés ? Le mythe de l’âabondance a traversé les siècles, l’imaginairecollectif est imprégné par cette vision de la possibilité (ou del’impossibilité) de disposer d’une grande concentration de biens. De quels bienss’âagit-il ? De biens alimentaires ou de biens matériels en général ? Dansnotre propos nous nous intéresserons plus particulièrement aux biensalimentaires, l’âaccumulation de ces biens est assimilée à une formed’âabondance, à l’âassurance de lendemains plus sereins. En effet un détourpar l’histoire nous révèle les nombreuses difficultés que doivent affronter leshommes pour simplement survivre à l’image d’un Moyen Âge où les quelquesavancées techniques n’âarrivent pas à juguler les menaces de toute part(climat, invasions, maladies, etc.). La terre n’âassure pas sa fonctionnourricière au regard de nombreuses incertitudes qui pèsent sur toute lasociété. La vision d’une nature généreuse s’efface devant toute tentative de ladompter. Il y a bien un rapport utilitaire à la nature mais celui-ci estcontrarié par de nombreux aléas. Il reste à s’en remettre au divin, à laclémence du ciel pour assurer de bonnes récoltes. L’inaccessible abondance esttransformée en mythe, en une impossible quête. Mais c’est sans compter sur lescapacités des hommes à innover, à entreprendre et à imaginer de nouvellesstratégies de développement. La science économique s’invite ainsi dans le débatpour apporter ses éclairages afin de penser non pas l’âabondance mais larareté (ou l’âabondance relative). Elle nous rappelle que nous habitons dansun monde fini et pour échapper à tout fatalisme un nouveau regard surl’organisation économique est nécessaire. Cet essai se situe donc àla croisée de trois disciplines : l’histoire, l’âanthropologie et l’économie.L’âabondance, comme phénomène complexe et aux dimensions multiples, mérited’être appréhendée à travers différents angles. Ce texte s’inscrit aussi dans lacontinuité d’une réflexion que nous avons commencée à mener dans un précédentouvrage sur l’emprise de la grande distribution sur les habitudes deconsommation. Avec la grande distribution l’âabondance prend les contoursd’une évidence, d’un artéfact aussi, une illusion encore tant cet étalement derichesses est (extra)ordinaire. L’offre « illimitée » de bienss’impose désormais aux consommateurs grâce à différentes techniques etstratégies mûrement bâties. Le consommateur (ex chasseur-cueilleur) n’est-il pasainsi récompensé par le travail et le parcours accomplis sur plusieurs sièclespour échapper aux privations multiples et la hantise de manquer de rien ?