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À Saint-Denis, les rois sont morts, vive la République ! " On venait d'ouvrir le cercueil de Marie de Médicis [...] il était [...] en putréfaction liquide. [...] Sa tête était entière et garnie de beaucoup de cheveux. Aussitôt, il a entendu les [...] ouvriers et autres assistants qui accusaient cette princesse du meurtre de son époux. [...] ces imprécations signifiaient néanmoins un hommage [...] rendu à la mémoire d'Henri IV toujours chérie, malgré la haine prononcée contre le nom de roi ! Les ouvriers [...] ont arraché et distribué au hasard ses cheveux. Il m'a confessé avoir alors tendu, au milieu du groupe, une main incertaine qui a réussi à en saisir une petite touffe qu'il a eu soin de conserver... " 1793, la France est assiégée. Prussiens, Autrichiens et Anglais cantonnent à quelques heures de Paris. Le bruit court que le roi de Prusse a fait retenir les loges à l'Opéra. Lyon et Bordeaux sont en rébellion contre la Convention tandis que les Vendéens insurgés ont pris Angers et Saumur. Terreur, sauvagerie et férocité caractérisent cette guerre civile. Le conventionnel Barère appelle à la destruction des mausolées royaux. Les sans-culottes applaudissent et l'abbé Grégoire lui-même s'enthousiasme. Les cercueils des rois et reines de France, princes, princesses, religieux et grands de l'État sont ouverts et leurs corps extraits un à un puis jetés dans deux fosses communes. Un témoin, Ferdinand Gautier, personnage réel, royaliste et catholique fervent, relate jour par jour ces faits à l'avocat robespierriste Marc Antoine Doudeauville...