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Paul Virilio nous a quittés en septembre 2018. Quelques mois auparavant, j'avais été invité à entreprendre avec lui une série d'entretiens sur un thème qui lui était cher : le vide, la « trans-apparence ». Cette invitation rejoignait des questions familières et je me réjouissais de les partager avec cet homme auquel « rien de ce qui est humain n'était étranger », surtout s'il s'agissait d'urbanisme et de techniques, d'horizon et de vitesse, de futur et de catastrophe. Nous ne nous sommes malheureusement rencontrés qu'à une seule reprise. Ces pages sont l'écho d'un échange trop rapidement interrompu avec un homme qui n'a pas cessé de stimuler, bousculer et d'enrichir la réflexion de ses contemporains.