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Chaque matin à 8h, j’écris dans un carnet, un poème, accompagné parfois d’un dessin. Dans le silence. Dans le cri de l’oiseau. Brouillard ou pluie à la fenêtre. Corne de brume. Chaque matin, l’aube se vêt d’habit lumineux mais aussi de haillons, de maux, de questions sans réponses. Chaque matin, dans le rituel de la création, l’aube toujours recommencée.
Est-ce compatible ? Apparemment, puisque ça fonctionne, ça coulisse. Mais plusieurs axes peuvent être distingués dans cette succession de pages d’une dizaine de vers tout au plus chaque fois.
D’abord avec le titre du premier texte : « Aménorrhée ». La femme qui s’interroge sur son présent, son devenir, mon ventre – à jamais vide. Ou plus loin, son âge : …quarante-quatre / l’âge de la déraison. Ou encore : mes mains de petite fille vieillie. Cet aspect personnel, intime, donne du poids au recueil et rend l’autrice plus attachante. Elle parle en présentation du recueil d’une période délétère et d’un quotidien solitaire entre lucidité et peur de sombrer dans la folie.
La deuxième direction c’est la proximité, le lieu en bord de mer. Bateau fantôme – mon enfance - / corne de brume Et toute une myriade d’oiseaux qui s’envolent à chaque page comme goéland, mouette, sterne, mais aussi corbeau, moineau, fauvette, grue, pie, mésange… La mer est proche et les oiseaux nombreux.
Autres procédés, les poèmes-listes ou presque, ainsi les textes qui se suivent titrés « Coléoptère » (capricorne, cétoine, coccinelle…) et « Coquillage » (patelles, palourdes, bigorneaux) et plus loin dans « Idéal » …iris, roses de Damas, immortelles, tulipes, hortensias, / pivoines pour l’amie poète……
Autre route, autre jeu, proche du tautogramme, où l’initiale du titre, on est dans un abécédaire, je le rappelle, convoque des mots échos de la sorte, Ainsi « Jusant » joggeur, jongle, jaunettes, jus ou « Kaléidoscope » kaki, kiwi, krach ou kitsch…
À noter aussi le vocabulaire précieux, ainsi les adjectifs : nivéenne, érubescente ou prasine… Le livre s’arrête au bout de deux mois, à la lettre M (à « Métamorphose »), de quoi augurer une seconde partie. L’aube sans fin, la suite ?
Enfin dire un mot de la forme : poèmes courts, étroits, « entrecoupés de tirets ». Ce qui donne un aspect haché, haletant, propre à souligner cette quête aiguë de sincérité mais aussi montrant une difficulté du souffle. Un poème titré « Inspiration » parle de pneumothorax.
Voix lointaine – intérieure – une solitude au cœur du vent.