Dans ce cinquième roman, Jean-Claude Fournier poursuit son exploration intime de la mémoire familiale. Après avoir évoqué la figure paternelle, il se tourne cette fois vers la branche maternelle, entre secrets enfouis, compassion animale et héritage d’une France rurale aujourd’hui disparue. Le fils d’un boucher grandit dans un univers où la vie et la mort se côtoient quotidiennement. Entre tendresse et désarroi, il partage une complicité bouleversante avec sa chienne, témoin silencieuse d’une enfance marquée par la cruauté des abattoirs. Très jeune, il comprend – avec une lucidité désarmante – les parallèles entre le sort réservé aux bêtes et celui des femmes de sa lignée, condamnées à la honte pour leurs enfants et elles-mêmes alors que leurs consoeurs canines voient leurs portées disparaître et rejetées par leurs maîtres du fait de leur fécondité jugée excessive. Au fil des pages, se tisse une réflexion profonde sur la condition humaine et animale, sur la transmission des blessures et la résilience des âmes simples. Entre roman d’apprentissage, chronique villageoise et méditation poétique, Le boucher, sa chienne et la vieille dame indigne dresse un portrait d’une rare humanité, à la fois cruel et lumineux.
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