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"Le Camion" n’aurait peut-être jamais existé sans le revirement qui a conduit Marguerite Duras à en abandonner la forme initiale. Alors qu’elle projette de mettre en scène à l’intérieur d’un camion son conducteur et une dame d’un certain âge, la cinéaste s’en remet à un choix dont l’audace impressionne encore aujourd’hui. Le film ne sera pas tourné, mais lu à voix haute par elle-même et son acteur, le camion ne sera pas le décor d’une incarnation en bonne et due forme des personnages, mais le vecteur d’un transport à travers le désert d’une banlieue parisienne.
Mieux qu’aucun autre de ses films, "Le Camion" accomplit le désir que Duras n’a cessé de nourrir à l’endroit du cinéma : évincer les principes dont ses formes majoritaires ont imposé l’usage (personnages, acteurs, jeu, décor…) pour s’en remettre à la simplicité d’un dispositif propre à laisser agir la puissance de la parole.
Pari à haut risque, qui lui offre aussi l’occasion de sonder le tragique de l’Histoire dont elle fut à la fois l’actrice et le témoin. Entre l’adversité du dehors dont le camion offre la vision et les paroles de la dame, entre la nudité de l’hiver et le constat réitéré de l’intolérable, le film donne à éprouver, avec une mélancolie bouleversante, l’extinction du monde dont le communisme aura été « l’horizon indépassable ».