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« Heym, Trakl et Stadler ont tous trois été enlevés à leur création par une mort précoce, note Karl Ludwig Kirchner. Leur oeuvre marque le début de la poésie expressionniste comme aussi elle en épuise les possibilités. »
L'oeuvre de Stadler comporte quelques-uns des plus beaux poèmes qu'ait inspirés l'Alsace, notamment le texte final sur les statues de l'Église et de la Synagogue de la cathédrale de Strasbourg. Car, pour le poète, la plus émouvante n'est pas l'Église (« Son regard est victoire, son pas brille et exulte »), mais la Synagogue : «Mais mon âme, la beauté des jours lointains de l'enfance et le secret enfoui de ma vie, / Je les ai donnés à la vaincue, à la répudiée. / J'ai laissé tomber ses cheveux sur ses épaules comme coulerait une pluie blonde, / J'ai cajolé ses mains qui entourent le vieux livre et la lance brisée, / Donné à ses bras pendants la mélancolie des champs de blé ondulant sous le soleil de juillet, / Mis à ses pieds changeants la musique de l'orgue qui le dimanche se déverse des portes des églises. »
Le 28 juillet 1914, Stadler, mobilisé sous l'uniforme allemand, fit ses adieux à ses amis strasbourgeois réunis dans l'atelier du peintre Henri Beeke : bien après minuit, raconte le peintre, « alors que dehors une garde renforcée faisait sa ronde, retentit soudain dans l'atelier, comme une protestation contre la guerre, la "Marseillaise" ».
Cent ans après la mort de Stadler dans les premiers mois de la Première Guerre mondiale, il est grand temps de rendre hommage à cet écrivain alsacien de langue allemande, qui étudia à Oxford, enseigna à Bruxelles et fut un véritable européen de culture et de coeur. C'est dans ce but que le Jury du Prix Nathan Katz a décidé d'attribuer sa Bourse de traduction 2013 à Philippe Abry en vue d'une publication bilingue de ce texte en 2014. Charles Fichter, germaniste et historien spécialiste de la littérature alsacienne du début du XXe siècle, a donné à cet ouvrage un exceptionnel appareil critique.