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Georges Arnaud écrivait à propos de son magnifique roman Le Salaire de la peur : « Le Guatemala n’existe pas. Je le sais, j’y ai vécu. » On pourrait dire la même chose à propos de l’Afrique noire : c’est une invention des Blancs, les « toubabs » (« l’homme blanc » en bambara, la langue des marchands) débarqués des quatre autres continents. Le continent africain n’existe pas en tant que tel, il ne vit que par et pour le merveilleux. Pour l’Africain, en effet, seul le merveilleux à pouvoir de cité, car le réel est aussi une invention des Blancs. Même de nos jours, le seul personnage important, indispensable, là-bas n’est ni le Président de la République, ni les députés et autres élus, encore moins patrons et consorts. Dans la vie africaine, l’incontournable demi-dieu est le Fétiche, le sorcier. Rien de sérieux ne se fait sans lui, commerce, politique, mariage, différends de voisinage, tout passe par lui. Selon son étymologie, le terme fétiche vient du portugais fetisso, qui signifie enchanté, chose fée, terme lui-même dérivé du latin fatum. Pour tout Africain, le fétiche est l’incarnation des forces obscures, il est le gardien jaloux du merveilleux. Seuls les vieux toubabs brûlés corps et âmes par le soleil d’Afrique et les cognacs-sodas peuvent comprendre qu’il n’y a rien à comprendre, et c’est aussi bien ainsi.