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Le désir d’autorité émerge sur fond de « crises érosion » qui caractérisent le monde contemporain : la conjonction des diverses crises qui se suivent, qui se recoupent et qui se conjuguent depuis des décennies. Les sujets ont l’impression d’être emportés par le mouvement de la société comme par une érosion de terrain ; ils sont les objets impuissants de ces mouvements qui s’imposent à eux pour des raisons inconnues, incompréhensibles et<br /> de ce fait non-maîtrisables. Plus rien n’est fiable et sûr ; on est impuissant face aux crises qui s’abattent sur nous. La normalité de la société s’effrite dans le tourbillon des crises érosion.<br /> Les références normatives vacillent ; l’existence devient incertaine, imprévisible et angoissante. Elle est d’autant plus angoissante que cette situation est incompréhensible et, pour cette raison, elle est également non-maîtrisable. Le manque de (capacité de) compréhension et de maîtrise de la réalité est un autre facteur qui produit le désir<br /> d’autorité. Ce désir ne connait pas de raisons et pas d’arguments. Il est le souhait, en général irrationnel et obsessionnel, de vivre heureux grâce à la subordination à l’autorité. Cette relation est plus fantasmagorique que réelle mais elle peut porter un projet de société autoritaire. « C’est le désir qui crée le désirable, et le projet qui pose la fin » (Simone de Beauvoir).<br /> Néanmoins, le vécu de l’effritement des liens et des contraintes est aussi le vécu d’être « condamné à être libre » (Jean-Paul Sartre), entre autres, de prendre ses responsabilités et de créer l’avenir dans une situation qui s’est imposée aux acteurs, qu’ils ne comprennent pas<br /> et, par conséquent, qu’ils ne peuvent pas maîtriser. Cette liberté est trop lourde à porter et elle est angoissante. La « peur de la liberté » (Erich Fromm) pousse les sujets vers des fuites, entre autres, des fuites vers la subordination à une nouvelle autorité qu’ils désirent car elle leur promet de la certitude, de la sécurité, le calme et un avenir assuré.<br /> Il existe cependant également des critiques radicales selon lesquelles la normalité représentée par l’autorité établie est impossible et indésirable. On doit changer la réalité<br /> afin d’établir une normalité désirable. Ces critiques ne sont pas à confondre avec les multiples dénonciations de l’autorité et la demande anti-autoritaire de l’effacer dans un<br /> geste de négativité abstraite. L’expérience de la non-identité peut mener à la découverte du potentiel d’une autre réalité, un potentiel qui existe dans le monde « faux » (Adorno) et qui permet d’imaginer une normalité de la liberté à réaliser : un nouveau projet de société où<br /> l’autorité serait raisonnable, critiquable et modifiable. Ces critiques peuvent développer le potentiel pour créer une autre normalité grâce aux expériences des acteurs et à leur imagination mais elle est peu développée dans la société actuelle.<br /> Afin de mieux comprendre le cercle vicieux de la vie dans une société profondément marquée par des crises érosion et les avenirs possibles portés par le désir d’autorité, nous<br /> reprenons le fil des théories critiques. Ce sont elles qui dégagent, à partir de la réalité, le potentiel de dépassement du cercle vicieux mais également les forces qui entravent ce possible dépassement.<br />