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« J’écris dans un Monde flottant où je survis ; j’y suis amarrée par l’obsession de l’imaginaire et de ma rêverie... D’un Printemps à l’autre, mes mots ont tissé les fils de poèmes épris de liberté. » Aux premiers jours de la pandémie, Françoise Sérandour, atteinte, enclose dans sa chambre, avait perdu tout désir. Sauf celui des roses. Sublimant les tourments de l’âme, haïkus, waka, poèmes libres peignent à touches délicates la toile de ses pensées et souffrances. Solitude. Mélancolie. Amertume. Révolte. La beauté des Ciels et couchers de soleil enflammant sa Rivière, le désir de roses, la mer pour reprendre vie lui sont autant de signes de liberté. « Dans la lumière volent de grands oiseaux blancs, noirs, jusqu’à la mer » ; les aigrettes photographiées à High Island (Texas) par Vincent Bonniol sont le vibrant symbole de cette aspiration à la vie.