À l’origine du Festin de pierres, il y a cette rivière de montagne devenue folle.
Le Vénéon en crue dévore ses propres rives, emporte arbres et voitures, éventre les maisons. Sur son chemin : la vieille chapelle du hameau, que les flots ravagent en quelques minutes, libérant ses fantômes.
Des semaines plus tard, Jean-Marc Rochette arpente les sentiers qui longent le cataclysme. Il se penche sur les cicatrices qui marquent le paysage. Il écoute les murmures des spectres qui se mêlent à ceux de la rivière enfin rentrée dans son lit. Dans ses propres pas, il entend résonner ceux des humains et animaux qui peuplent la montagne depuis des siècles. Les siens aussi, depuis le premier moment où il a commencé d’aimer ces lieux.
En dévastant la vallée, la rivière a mis à nu la mémoire.
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