Le concept de fond a-t-il une pertinence pour le cinéma, et que peut-il
recouvrir alors ? C'est à cette question que notre essai tâche pour la
première fois de répondre, quand les autres champs artistiques explorent
fréquemment cette notion ou pensent avoir depuis longtemps terminé
de le faire.
Ce livre privilégie quelques films singuliers et un nombre limité de
cinéastes. Cette logique des préférences permet de dégager certains aspects
du fond cinématographique et de souligner des idées-fond pour le cinéma.
Qu'il soit question de Rivette (La Belle Noiseuse), Oliveira (Je rentre à la
maison), Straub-Huillet (Cézanne, Europa 2005), Guiguet (Le Mirage),
Civeyrac (À travers la forêt), Fitoussi (Nocturnes pour le roi de Rome),
Antonioni (L'Éclipse), etc., l'approfondissement ou la complication de la vue
cinématographique correspond à une montée du fond visuel et sonore. Les
figures, les personnages, les lieux délimités sont perturbés par l'intervention
de cet autre composant qui a l'habitude de se faire oublier.
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