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On a longtemps cru que l’histoire des discours sur le français se résumait à une longue suite d‘éloges. Or, vers le milieu du XVIIIe siècle, alors que l’Europe semble adhérer à l’idée que les qualités propres de la langue française lui valent toute suprématie sur ses voisines, on commence à s’interroger sur d’éventuelles faiblesses de notre idiome : Voltaire regrette la pauvreté de son vocabulaire, Rousseau le peu de musicalité de sa mélodie, La Harpe la rigidité de sa grammaire... D’autres voix tout aussi importantes, d’abord venues de France ou d’Italie, plus tard d’Allemagne ou de Suisse, ajouteront à ces regrets d’autres regrets en une déploration qui atténue l’enthousiasme général pour les vertus du français. Ce livre reconstitue, sur trois siècles, l’histoire de ces discours oubliés, en suivant plusieurs trames : chronologiques, géographiques, linguistiques et surtout littéraires.