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Le dernier opus - inachevé - de Jean Duvignaud, disparu avant d'avoir pu terminer ce texte, à l'hiver 2006.
« Le Jeu de l'oie paraît tel que je l'ai reçu, dans une forme qui est tragique car la fin du livre le dispute à la fin de la vie (...) Mais, Jean Duvignaud disparu, le texte reste et doit rester tel qu'il l'écrivit, mouvementé, inégal, et par là même révélant, ce qui n'était pas prévu, le sursaut d'une pensée cherchant par ses derniers éclats à survivre à celui qui l'énonce et à se faire entendre. S'introduit ainsi le soupçon que, dans le titre de l'ouvrage, l'oie pourrait avoir le vieux sens de "l'ouïe" et que ce Jeu symbolique serait placé sous le signe de l'écoute qui, si souvent, incita Jean Duvignaud à rappeler, avec un Montaigne qu'il vient de rejoindre, la nécessité d'être "béant aux choses futures". » Hubert Nyssen