Ils sont nombreux les intellectuels
qui, aujourd'hui, situent le foyer
originel du peuple et de la langue
wolof en Égypte. Le plus célèbre
d'entre eux est sans conteste le
chercheur sénégalais Cheikh Anta
Diop. Rappelons que pour ce dernier les traces les plus
anciennes d'une culture, surtout en ce qui concerne la langue,
les principes religieux et culturels dont les Wolofs ont hérité,
remonteraient à l'époque de l'Égypte pharaonique.
L'iconoclaste Ahmed Khalifa Niasse récuse cette thèse. En
s'appuyant à la fois sur l'histoire, la tradition orale et même la
linguistique à travers surtout la patronymie, il soutient que le
wolof que parlait Djolof MBengue, jolfo à ses débuts, n'était
que du mandingue mâtiné de pulaar.
L'ouvrage, assez bien documenté, informe également sur
les brassages des principales ethnies du Sénégal à travers
la dynamique de la langue wolof montrée et démontrée de
manière rigoureuse et intellectuellement satisfaisante.
Nous publions uniquement les avis qui respectent les conditions requises. Consultez nos conditions pour les avis.