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Faudra-t-il tenir pour vrai ce qu’un écrivain du moyen âge déclare des sources de ses romans ? Telle est la question posée dans ce livre. Parmi les œuvres du XIIIe siècle, que la critique attribue à Jean Renart, deux d’entre elles (Escoufle et Lai de l’Ombre) semblent se garantir d’une source lors même qu’elles font tout pour s’en écarter ; une autre (Dole) exploite toute une série de sources réelles pour mieux dissimuler le secret, de l’invention. Et que dira-t-on de ce roman (Galeran) où les jeux obliques de l’écriture portent au niveau de l’évidence l’utilisation d’une source dont on ne s’est pas douté qu’elle en recouvrait une autre ? Ajoutons à ces œuvres le célèbre Roman de la Rose, dont les effets d’auteurs piègent encore le lecteur, et nous aurons en résumé les résultats de nos recherches formelles, qui remettent en question l’interprétation historico-biographique des sources dans l’approche d’un texte littéraire. Les clercs, que la critique, au nom de préjugés modernes d’appréciation morale et scientifique, traite encore toujours de « faussaires », étaient difficilement séparables de ces scribes magiciens pour qui l’écriture n’était rien d’autre qu’un art de feindre. Ce pouvoir rhétorique du langage n’a pas seulement gouverné toutes les formes du discours de la clergie médiévale, mais régné souverainement – et pour cause – dans la littérature narrative. De cet art prestigieux du récit, le roman de Cervantes, quelques siècles plus tard, allait dénoncer ouvertement les mensonges pour rendre plus obscure encore la force énigmatique qui en produisait les fictions. R. D.