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C’est sur la base de certains des textes reproduits dans ce livre que le commissaire du gouvernement Lindon exigea la mort pour Béraud. Et c’est sur cette même base que les jurés la lui accordèrent. L’écrivain et journaliste Henri Béraud fut en effet condamné à mort pour des éditoriaux publiés dans l’hebdomadaire Gringoire entre le 14 novembre 1940 et le 8 octobre 1943, et en particulier pour ses textes postérieurs à l’invasion de la zone libre. Même si Béraud échappa finalement au peloton, ces textes n’en ont pas moins une valeur historique considérable, dans la mesure où notre écrivain fit donc l’objet d’un pur procès d’opinion, et que ces opinions-là, étaient celles d’un seul homme, et d’un homme seul, d’un homme qui n’avait pas été payé par l’occupant pour écrire cela, d’un homme qui n’avait pas eu de contacts avec les autorités d’occupation. De Gaulle gracia Béraud avec ces mots : « Il n’y a pas eu d’intelligence avec l’ennemi puisqu’il n’y a eu aucun contact ». Plus tard il expliqua : « Il ne s’agissait pour moi ni de sentiment ni de politique, mais de justice. Intelligence avec l’ennemi ? J’ai étudié le dossier de près (…). Je cherche vainement où il y a eu intelligence, et dans quelles conditions. » Dans sa conclusion au Nœud au mouchoir de juin 1944, notre écrivain écrit que « le pamphlet conduit rarement à la fortune, encore moins aux honneurs. Son plus clair bénéfice est une longue suite de démêlés avec la justice et l’opinion. De manière invariable, l’écrivain de combat doit subir les reniements, les offenses, les coups de ceux-là même qu’il croit défendre, et qu’en fait il défend. Quel que soit son temps, son parti, qu’il s’appelle Marat, Courier, Carrel, Veuillot, Vallès, Rochefort, Drumont, Bloy, Tailhade, Zola, Cassagnac, Jouvenel, Daudet, Maurras, son sort est réglé, plus ou moins tragiquement, également ingrat. » On ne pourra pas reprocher à Béraud un manque de lucidité, en tout cas sur ce terrain-là !