Après le traité de Paris de 1763 qui met fin à la Guerre de Sept Ans,
Français et Britanniques se lancent à la découverte de l'une des dernières
grandes aires géographiques encore très largement inconnues du
globe, le Pacifique. En quête d'un fabuleux continent austral, ils rencontrent
une myriade d'îles aussi décevantes au plan économique que fascinantes
au plan culturel. Au temps des découvreurs succède celui des
missionnaires, catholiques et protestants, des commerçants, des aventuriers
et autres beachcombers, les écumeurs des grèves, autant de chocs
culturels qui bouleversèrent les mondes océaniens.
En 1840, l'annexion de la Nouvelle-Zélande par la Grande-Bretagne
change la donne : elle ouvre le temps des rivalités coloniales. Mais ce
partage du Pacifique du moins dans cette phase initiale ne correspond
pas à des plans de colonisation mais bien davantage à des initiatives
individuelles qui souvent outrepassent les souhaits des deux grandes
puissances impériales : la politique de la canonnière témoigne de ces
tâtonnements.
A partir des années 1870, les rivalités coloniales s'exacerbent avec
l'entrée en scène de nouveaux compétiteurs comme l'Allemagne tandis
que se développent les économies de plantations et l'industrie minière.
Nombre d'îles, en raison de leur éloignement ou de leur absence de
ressources restent en dehors de ce mouvement de «mondialisation».
Ainsi en quelque cent cinquante ans, les chocs entre les mondes traditionnels
océaniens et la civilisation occidentale aboutit à un ensemble
de transformations et de mutations démographiques (choc microbien),
culturelles (christianisation), économiques, sociales et politiques.
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