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Le début de l’année 1870 s’est déroulé comme un rêve ; il a enfin trouvé son premier vrai lecteur en la personne d’Izambard, qui, féru des Parnassiens et lui-même tenté par la poésie, lit avec la plus grande attention les vers de son élève et lui donne à entendre que c’est à Paris que se forgent les réputations et que les poètes trouvent leur place, quitte à vivre une vie de bohême comme Henry Murger ou le mythique Gringoire, poète du Moyen Âge naguère remis en lumière par Hugo et célébré théâtralement par Banville. Car, pour Rimbaud, Paris surgit des livres, une première fois, avant même qu’il en parcoure les rues et les ruelles. À l’occasion d’un sujet de rédaction scolaire, Lettre de Charles d’Orléans à Louis XI pour solliciter la grâce de Villon menacé par la potence, Izambard lui prête les œuvres complètes du rimeur de la Ballade des pendus. Rimbaud, admiratif du Testament, y relève avec soin bon nombre de toponymes évocateurs de Lutèce. Il en parsème son devoir, que nous connaissons, dûment calligraphié. Promenade rétrospective qui n’en dessine pas moins ses futures déambulations au Quartier latin ou ailleurs, avec Verlaine comme alcoolique acolyte. À cette occasion, et pour qu’il se familiarise mieux avec la ville fabuleuse, Izambard dut lui passer un exemplaire de "Notre-Dame de Paris" de Hugo, où le chapitre II du troisième livre présentait magiquement la ville « à vol d’oiseau », la Cité-navire amarrée, « poupe au levant, proue au couchant », le Quartier latin, ses quarante-deux collèges et ses églises, et l’architecture moderne, objet de railleries : « La Sainte-Geneviève de M. Soufflot est certainement le plus beau gâteau de Savoie qu’on ait jamais fait en pierre […] les tours de Saint-Sulpice sont deux grosses clarinettes. » Ce prêt ne fut pas du goût de "la daromphe", sa mère qui, de suite, reprocha épistolairement au trop attentif professeur d’avoir passé à son fils « Les Misérables, V. Hugot [sic] » opposant majeur du Second Empire. Il est certain que le Rimbaud de l’époque lut ces deux ouvrages et que par "Les Misérables", il évolua à l’avance dans le Paris contemporain, celui qu’avaient bouleversé les Trois Glorieuses et que, à la suitede la révolution de 1848, Napoléon III, assisté de Haussmann, allait transformer.