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Traduisant les derniers cours qu’a donnés Barthes au Collège de France, Kate Briggs réfléchit à la lecture, à l’écriture, à sa vie passée aux côtés des œuvres d’autrui. Dans Le petit art, elle raconte sa pratique de la traduction en tant que relation complexe, incarnée, inépuisable, entre deux personnes, deux sensibilités, deux langues et deux œuvres, entre une infinité de signes en tension et de sens potentiels, mettant à mal l’idée d’une traduction parfaite où la fidélité à l’original se résume à l’absence d’erreurs.
Dans cet essai intime et érudit, Kate Briggs convoque Anne Carson, Lydia Davis, Virginia Woolf, Paul Valéry, Gayatri Spivak, André Gide, Dorothy Bussy et bien sûr Barthes, entremêle son histoire à la leur et livre un plaidoyer pour la traduction telle que la font les êtres humains, la traduction comme écriture. Car après tout, traduire un livre, au sens le plus terre à terre, c’est bien l’écrire de nouveau soi-même, pour la première fois.