Le grotesque est un effet et non un fait. Partant de
ce constat, cette étude se présente comme un essai
d'interprétation de l'expérience existentielle que serait le
grotesque avant d'être une catégorie esthétique. À travers
l'analyse de l'effet produit par un certain nombre d'oeuvres
parmi les plus marquantes du XIXe et surtout du XXe siècle
(romans de Dostoïevski, Kafka, Henry Miller, Céline, Beckett,
Günter Grass, Sony Labou Tansi, Gabriel Garcia Marquez,
Philip Roth), l'auteur propose de voir dans le grotesque un
mécanisme anthropologique fondamental que les sociétés
mettent en place pour penser l'altérité et le changement.
Le grotesque en art serait ainsi le moyen d'exposer une
éthique dans la modernité, indissociable d'une esthétique.
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