Siècle du « progrès » et de la « modernisation », le XIXe siècle est aussi celui des expériences politiques multiples, de la guerre civile, des restaurations et des révolutions : une pluralité de possibles s’est donc dessinée, souvent dans le conflit, social autant que politique.
Nostalgie du passé, héritage de la Révolution, compromis napoléonien, invention de l’utopie, peur sociale, spectre de la guerre civile, aspiration à la vraie souveraineté du peuple, laïcisation de l’État… Le long XIXe siècle est fait d’expérimentations et de tensions, diversement résolues. De révolutions en retours à l’ordre, de la restauration monarchique à la Commune démocratique et sociale, il en a résulté un des régimes les plus stables que la France ait connus.
Pourtant, mille France se sont dessinées en cent ans, ardemment défendues par les uns et farouchement rejetées par les autres. Le siècle de Victor Hugo, du romantisme et de la « modernité » n’est pas celui du compromis, mais bien celui des conflits, des passions, des futurs imaginés et des passages à l’acte. Il s’est défini comme le siècle du progrès. Il est surtout le siècle des possibles.
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