Il est des écrivains qui, dans leur journal, assènent leur
sagesse à coups de formules formidablement définitives.
Gilles Ortlieb n'est pas de ceux-là. Il préfère nous donner
à voir ce que l'homme pressé ne voit plus, ces petits riens
du quotidien qui en sont toute la poésie.
Dans Le train des jours, chronique d'une année, il
s'amuse malicieusement de ces pépites qui condensent les
travers de notre époque :
Début mai. Sur le livre d'or de la chapelle «toutes confessions»
d'Orly Sud, cette annotation, parmi les toutes
dernières : «Seigneur, faites que je sois muté à Carcassonne,
en juillet...».
Nous publions uniquement les avis qui respectent les conditions requises. Consultez nos conditions pour les avis.