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Toute sa vie, Yu Kwang-chung (1928-2017) a pleuré sa Chine natale, lui qui, né à Nankin, avait suivi Chiang Kai-shek dans son repli à Taiwan en 1950 après la victoire de Mao. Son poème le plus célèbre, Nostalgie, résonne encore aujourd'hui comme symbole d'un exil douloureusement vécu. Malgré un attachement certain à Taiwan, son regard reste irrésistiblement tourné vers la Chine, vers celle d'aujourd'hui aussi bien que celle d'hier. Son cheminement est emblématique des affres du migrant, qui, après une longue quête de la patrie perdue, parvient finalement à la recréer par la magie de la poésie en s'affranchissant des limites spatio-temporelles. Alors que tout espoir de retour vers le pays qu'il a connu dans sa jeunesse devient de plus en plus illusoire au fil du temps, l'écriture devient lieu d'ancrage. Dans ses poèmes empreints de musicalité, il explore son monde intérieur tout en méditant sur le destin fulgurant d'un Van Gogh ou d'un Qu Yuan, premier poète chinois exilé de l'histoire. Ce « voyageur sans contrainte » choisit de lutter, tel un « veilleur de nuit » pour qui la poésie apparaît comme une arme contre l'adversité. Lui qui rêve de « se hisser jusqu'aux étoiles / pour rejoindre Rilke et Li Bai » engage ainsi un « bras de fer avec l'éternité ».