Décryptage de l’un des grands mouvements intellectuels du XXe siècle.
« L’École de Francfort constitue une figure saisissante de la pensée contemporaine […]. Elle présente en effet l’une des tentatives les plus riches pour penser la crise même de la Raison dans l’histoire, pendant un demi-siècle décisif – entre le début des années 1920 (l’Institut de sciences sociales de Francfort est créé en 1923) et la disparition de ses fondateurs, Max Horkheimer et Theodor Wiesengrund Adorno, au tournant des années 1960-1970. Tant par sa production que par la diversité de ses figures – de Walter Benjamin à Herbert Marcuse – ainsi que par les champs de savoir mobilisés – philosophique, sociologique, historique, esthétique et psychana-lytique –, elle se présente comme une transdisciplinarité en acte, jusqu’en ses figures actuelles, Jürgen Habermas et Axel Honneth. »
L’École de Francfort, qui doit son nom à la ville où fut créé l’Institut de recherche sociale en 1923, s’est imposée comme une figure majeure de la pensée contemporaine. Sous l’égide de la « Théorie critique » dont Max Horkheimer produit le manifeste et de Theodor W. Adorno, elle a agrégé un monde de penseurs (de Walter Benjamin à Herbert Marcuse et, au-delà, Jürgen Habermas). À partir du noyau de l’idéalisme allemand, de Kant à Hegel, et d’une pensée sociale critique, dans l’héritage de Marx, ouverte à la pensée de Freud, elle a produit un puisant creuset où fusionnent philosophie, sociologie, esthétique, théorie de l’histoire et psychanalyse. Il est donc essentiel d’en restituer la dynamique, la thématique et l’héritage. À l’heure des idéologies postmodernes de « fin de l’Histoire », l’École de Francfort rappelle l’exigence de la Raison à l’épreuve du siècle du totalitarisme.
Nous publions uniquement les avis qui respectent les conditions requises. Consultez nos conditions pour les avis.