Club utilise des cookies et des technologies similaires pour faire fonctionner correctement le site web et vous fournir une meilleure expérience de navigation.
Ci-dessous vous pouvez choisir quels cookies vous souhaitez modifier :
Club utilise des cookies et des technologies similaires pour faire fonctionner correctement le site web et vous fournir une meilleure expérience de navigation.
Nous utilisons des cookies dans le but suivant :
Assurer le bon fonctionnement du site web, améliorer la sécurité et prévenir la fraude
Avoir un aperçu de l'utilisation du site web, afin d'améliorer son contenu et ses fonctionnalités
Pouvoir vous montrer les publicités les plus pertinentes sur des plateformes externes
Club utilise des cookies et des technologies similaires pour faire fonctionner correctement le site web et vous fournir une meilleure expérience de navigation.
Ci-dessous vous pouvez choisir quels cookies vous souhaitez modifier :
Cookies techniques et fonctionnels
Ces cookies sont indispensables au bon fonctionnement du site internet et vous permettent par exemple de vous connecter. Vous ne pouvez pas désactiver ces cookies.
Cookies analytiques
Ces cookies collectent des informations anonymes sur l'utilisation de notre site web. De cette façon, nous pouvons mieux adapter le site web aux besoins des utilisateurs.
Cookies marketing
Ces cookies partagent votre comportement sur notre site web avec des parties externes, afin que vous puissiez voir des publicités plus pertinentes de Club sur des plateformes externes.
Une erreur est survenue, veuillez réessayer plus tard.
Il y a trop d’articles dans votre panier
Vous pouvez encoder maximum 250 articles dans votre panier en une fois. Supprimez certains articles de votre panier ou divisez votre commande en plusieurs commandes.
Dans cet ouvrage, Françoise Vergès poursuit son étude de la manière dont la colonisation, le capitalisme racial et l’impérialisme concourent à une économie de la mort qui fabrique un monde inhabitable et irrespirable pour la majorité des habitant·es non blanc·hes de la planète. Elle explore le déni structurel des besoins vitaux élémentaires – uriner, déféquer, respirer, se reposer, se nourrir, être protégé·e de la pluie, du froid, ou de la chaleur. En s’appuyant sur des exemples concrets à travers le monde, elle montre que l’absence de toilettes, de serviettes hygiéniques, d’intimité, mais aussi l’irrespirabilité et l’inhabitabilité de quartiers et de régions entières, aggravées par les guerres et le désastre climatique, sont le résultat de choix politiques et d’une division historique racialisée entre ce qui est propre et ce qui ne l’est pas. Les peuples soumis à la traite et à l’esclavage colonial furent ainsi décrits comme « sales et malodorants » par des sociétés qui, au même moment, déclarent l’universalité des droits, l’égalité et la liberté de tous. Très vite, les premiers seront cependant assignés au nettoyage, au soin et à l’entretien du monde qui se dit propre. Cette division a engendré le racisme environnemental et autorisé la décharge massive de déchets toxiques du monde riche vers les pays du Sud global ou vers les quartiers où vivent communautés racisées et pauvres au Nord. Le déni croissant des besoins vitaux élémentaires, la destruction d’environnements, l’extermination de peuples s’accompagnent d’une multiplication d’enclaves luxueuses construites pour le plaisir et la satisfaction des ultra-riches où la consommation débridée des ressources au profit d’un petit nombre va de pair avec celle de services haut de gamme visant le bien-être et le repos (massages, méditation, nature apaisante, nourriture qui soigne, gourous, etc.). Le mode de vie impérialiste n’est possible qu’à la condition de priver des communautés de leurs besoins vitaux élémentaires. Pour Françoise Vergès, la politisation des besoins vitaux élémentaires est essentielle dans le processus de décolonisation : elle requiert de les émanciper du biologique et du physiologique, et de faire de leur banalité le terrain même des luttes antiracistes.