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Dans cette collection, tous les recueils ont la particularité d’être suivis d’un entretien en fin d’ouvrage entre l’auteur(e) et Thierry Renard, responsable littéraire des Éditions La passe du vent.
L’ENTRETIEN (extrait) :
Thierry Renard — Cher Bruno, nous nous croisions, depuis plusieurs années maintenant, à l’occasion de manifestations autour de la littérature et de la poésie notamment (festival de Saint-Martin-d’hères, Étonnants voyageurs de Saint-Malo, Marché de la poésie de Paris). Nous échangions, heureusement, quelquefois. Mais nous ne nous étions jamais réellement approchés de très près. Et puis c’est notre ami commun, Yvon Le Men, qui a décidé de nous réunir (d’ailleurs, il t’offre ici un fort joli poème). Yvon est un magicien, et pas seulement dans les mots. Il aime que les gens qu’il aime s’aiment… Et voilà ! 2017 marque l’année de notre vraie rencontre — physique, temporelle. Tout s’est très vite enchaîné : l’idée que je t’accompagne dans la confection de la future anthologie de tes éditions pour le Printemps des Poètes 2018, autour du thème de l’Ardeur ; la publication, aussi, de ton premier recueil à notre enseigne, L’Emporte-voix. Tout ceci se confond et devient très cohérent pour moi. Bruno, peux-tu en quelques lignes résumer ce qui depuis toujours t’anime, et nous dire, encore, quelle est ta définition (vitale, je crois) de la poésie ?
Bruno Doucey — La poésie a sauvé ma vie d’un probable naufrage lorsque j’avais dix ans. S’est alors inscrit dans mon existence d’enfant — sans même que j’en aie conscience — un rapport décisif, essentiel, vital à l’écriture poétique. Pour répondre à ta question, Thierry, je pourrais résumer, en quelques formules simples ce qui m’a été donné d’approcher à cette époque de ma vie : La poésie puise sa force de la fragilité qui la fait naître. Elle nous permet de devenir celui ou celle que nous ne sommes pas encore, nous faisant entendre ce que les mots ne disent pas, donnant à voir ce que nous ne voyons pas. Mieux, elle est un espace libéré des contraintes de l’espace et du temps, où l’impossible devient possible, la forme privée d’une utopie qui prend sens dans le regard d’autrui. Car le poème est un énoncé inachevé qui ouvre et offre un espace de liberté à celui ou celle qui le reçoit.
Thierry Renard — Ce moment si particulier de ton enfance, quel était-il ?
Bruno Doucey — C’était l’expérience répétée du deuil et de la perte, la hantise de la séparation, un chagrin qui te dévaste, des cauchemars récurrents (j’ai raconté l’un d’eux dans Le carnet retrouvé de monsieur Max), des questions sur le sens de la vie bien plus grandes que soi. Bref : le ciel bleu de l’enfance soudain obscurci, jusqu’à peser comme un couvercle.
Thierry Renard — C’est à ce moment-là que tu découvres la poésie ?
Bruno Doucey — À ce moment-là, je me noie. Parents et médecins peinent à me ramener sur la terre ferme... Une psychologue — je ne la remercierai jamais assez — me dit : « Toi, tu es un p’t