En réponse à l'épidémie, la démorésilience représente, pour une
communauté humaine, sa résistance antimicrobienne, émergence de la
fédération des résistances de chacun des membres de la collectivité.
La démorésilience, de nature biologique, est consécutive à une
adaptation émergeant des joutes avec les agents pathogènes selon
un modèle métaphorisé par celui de la «Reine Rouge». Les luttes
adaptées aux variétés microbiennes génèrent la diversité des outils de
la démorésilience, expression de l'empreinte génétique chez les hôtes
de la pression des agents pathogènes. Certaines desdites empreintes
(hémoglobines, cellules immunitaires, etc.) sont les signatures en
miroir des attaques microbiennes. On peut par conséquent spéculer
sur l'intérêt d'investigations génétiques desdits hôtes, permettant de
«lire» (catoptromancie) les gènes, miroirs du potentiel défensif des
populations.
La démorésilience est également un fait culturel et pose de façon
lancinante la question du vaccin ; elle n'est plus alors entendue comme
résistance physiologique aux microbes, mais comme un principe
qui suscite une réflexion et des mesures appropriées, en ce qu'il se
manifeste à la suite d'un refus vaccinal de plus en plus fréquent. Se
pose en conséquence la définition de l'altruisme puisque chacun, en se
vaccinant pour lui-même, protège de facto autrui. Altruisme inconscient
pour la conservation de l'espèce ? Un différentiel est à poser dans les cas
où l'épidémie survient, car cette dernière module la démorésilience.
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