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Franck André Jamme (1947-2020) était un poète rare (on ne compte qu’une quinzaine de livres, plus des reprises ou des traductions en américain, aux éditions Unes, Virgile ou aux éditions isabelle sauvage principalement), resté assez confidentiel alors qu’il avait reçu en 2005 le Grand prix de poésie de la Société des gens de lettres pour l’ensemble de son œuvre. Celle-ci est marquée par l’art de l’épure, la profondeur et la simplicité afin de « rassembler presque tout dans presque rien », comme il le disait de la peinture tantrique qu’il admirait tant et dont il était spécialiste. Le dernier été qu’il lui restait à vivre, il avait réalisé 28 ardoises, 21 en français et 7 en anglais, ensemble « testamentaire » qui avait été mis en ligne dès septembre 2020 par la galerie Hervé Perdriolle. Elles font partie des « petites formes » qu’il pouvait fabriquer, véritables œuvres d’art à poser ou accrocher. Ce travail a dû commencer vers la fin des années 1990, et avant de choisir les ardoises d’écolier comme support, il avait utilisé des feuilles de papier doré puis des miroirs. Dès 1998, il publiait déjà des poèmes de même composition dans des recueils, un par page, dont beaucoup sont d’ailleurs repris sur les ardoises. Une quarantaine de ces ardoises sont reproduites en couleur dans cet ouvrage, celles du catalogue d’Hervé Perdriolle, et une dizaine d’autres que Franck André Jamme avait offertes à ses proches ou ses amis. Toutes ont en commun de proposer des poèmes courts, une seule phrase comme une maxime, un souhait, une recommandation, écrits sans espace entre les mots sur quelques lignes du même nombre de lettres correspondant au premier mot, un infinitif toujours : noter, penser, songer, imaginer, comprendre… Les sauts de ligne en dépendent arbitrairement, et dessinent carrés ou rectangles (souvent « ponctués » d’une ou quelques lettres en débord). La lecture en est d’abord totalement perturbée, obscurcie pour mieux permettre ensuite de déchiffrer ces pensées avec l’attention nécessaire qu’elles requièrent. C’était, pour lui, « se distraire pour une fois avec des lettres et des mots » — mais « un jeu où les pensées ne sont ni drôles ni ludiques ». C’est ce travail sur la lettre que Nicolas Pesquès interroge, en un essai lumineux, hommage sensible à l’auteur de ces « brèves séquences textuelles » écrites au Tipp-Ex, sa poésie « ramassée, serrée », la « revivification » qu’il a opérée de la langue « ayant quitté son immobilité en se dressant autrement ». À ces « petites choses farouches qui brillent obstinément », ou capables de faire que l’œil puisse aussi connaître « des sortes de frissons », comme Franck André Jamme disait de certaines peintures tantriques.