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Les cathares sont sans aucun doute les hérétiques les plus célèbres du Moyen Âge. Généralement associés au Languedoc, où ils apparaissent dans les années 1160, on les trouve aussi en Flandres, en Rhénanie et dans la Péninsule italienne, parfois jusque dans les années 1320. Ces petits groupes d’hommes et de femmes viennent pour certains de la chevalerie rurale déclassée, pour d’autres des nouvelles couches urbaines d’artisans, de marchands et de légistes, qui supportent de plus en plus mal le joug d’une Église toute-puissante et corrompue. En ce sens, la dissidence cathare relève davantage de l’anticléricalisme que d’une religion venue d’Orient comme on l’a longtemps cru.
cathares, et encore moins à leurs croyances. Elles révèlent en revanche une construction de l’ennemi très sophistiquée, mise au service de la propagande pontificale et d’une croisade intérieure perpétuellement renouvelée.
Les cathares en effet ont été combattus avec âpreté par l’Église, parfois en collaboration avec les appareils d’État monarchiques, qui très vite en ont fait un banc d’essai de leurs techniques de gouvernement et un terrain d’expérimentation de leur souveraineté. C’est sans doute la raison pour laquelle, encore aujourd’hui, beaucoup voient en eux des héros de la résistance aux pouvoirs centraux, des rebelles, pour ne pas dire des guerilleros. Une série de mythologies très diverses s’est greffée sur eux depuis le xix e siècle et le fait qu’ils n’aient laissé aucun témoignage écrit n’a fait ensuite que renforcer leur légende et rendre toujours plus délicat le retour aux faits.
Si les cathares sont aujourd’hui encore aussi connus, c’est pourtant bien en raison de la doctrine manichéenne qui leur est attribuée – un dualisme opposant le monde terrestre et charnel, créé par Satan, au monde céleste et divin, inaccessible aux humains. De cette doctrine et des rituels qui lui sont associés, nous ne connaissons que ce que les traités anti-cathares écrits par des clercs catholiques à partir de la fin du xii e siècle en disent. De manière générale, nous ne connaissons les cathares qu’au prisme de ce qu’en ont dit leurs détracteurs et leurs persécuteurs, en particulier les inquisiteurs qui entrent en scène après l’échec de la Croisade albigeoise (1209-1229). De leur action répressive, nous avons conservé de très nombreux témoignages (manuels, conseils, registres de sentences ou de dépositions), mais ces sources, aussi riches soientelles, ne nous donnent aucun accès direct à la parole des
L’objectif de ce livre est donc de prendre au sérieux les sources dont nous disposons, en mettant à bonne distance nos visions rétrospectives et nos fantasmes pour mieux rendre justice aux milliers d’hommes et de femmes qui, du côté de Milan, Lyon, Toulouse ou Cologne, se trouvèrent pris dans les mailles du filet de l’Église et de l’État, entre 1120 et 1330.