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La légende veut que le peintre Martin Drölling, né en Alsace en 1752, venu à Paris vers 1779, soit entré en possession en 1793, lors de la profanation des tombes royales de Saint-Denis, de la chapelle Sainte-Anne du Val-de-Grâce et de l’église Saint-Louis des Jésuites de la rue Saint-Antoine, de quelques-uns des cœurs des rois de France, dans le but de les utiliser comme « momie », coûteuse substance alors fort prisée des artistes, car permettant d’obtenir un rendu des couleurs incomparable. D’aucuns s’accordent à croire, sans preuve, que L’intérieur d’une cuisine, qu’on peut voir au Louvre, fut peint par Martin Drölling en 1815 en usant de ladite royale « momie ». Cette invraisemblable affaire, très sujette à caution, tout à la fois sulfureuse, inquiétante et propre à stimuler l’imagination, sera reprise et sublimée en 1907 par l’écrivain allemand Hanns Heinz Ewers, traducteur de Poe, d’Oscar Wilde et de Villiers de l’Isle-Adam, considéré comme un des maîtres du fantastique au tournant du siècle, dans une nouvelle intitulée Die Herzen der Könige, dont la version française paraîtra dès 1911 sous le titre Les cœurs des rois. On y retrouvera le personnage de Martin Drölling, sous les traits d’un peintre torturé par la mission qu’il crut être sienne, de montrer dans ses tableaux la déchéance des rois de France, en y mêlant pour moitié leurs cœurs momifiés, l’autre étant destinée, non sans ironie, à devenir du tabac à priser. Le peintre se débarrassera d’une forme de malédiction en vendant ses toiles à Ferdinand-Philippe, duc d’Orléans, petit-fils de Philippe Égalité, faisant ainsi s’entrechoquer l’Histoire. La nouvelle fut rééditée à Vienne en 1922, accompagnée de six magistrales gravures, ici reproduites, de la main de Stefan Eggeler, étonnant artiste autrichien, familier d’Arthur Schnitzler, dont il réalisa les planches qui illustrent La Ronde en 1921, ou Le Voile de Pierrette en 1922. À côté du texte allemand, une nouvelle traduction française est proposée, enrichie des créatures de Denis Pouppeville, qui ne craignent pas de se mesurer au monde fantastique de Hanns Heinz Ewers.