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Les mots façonnent nos perceptions. « Déchet » n’échappe pas à cette règle. Dans son sens premier, il désigne ce qui est tombé en dehors, ce qui n’a plus de place, ce qui doit être mis de côté. Cette étymologie en dit long sur notre rapport à ces objets devenus indésirables. Le déchet, c’est l’inutile, l’invisible, l’indigne. Celui qu’on rejette, qu’on exile hors de notre champ visuel pour retrouver la propreté rassurante de nos espaces de vie.
Cette vision dominante organise tout un système, celui de la consommation moderne. Elle nourrit un récit où le gaspillage et la pollution seraient les effets collatéraux « naturels » du progrès, et où la solution technique – incarnée par le recyclage industriel ou la valorisation énergétique – viendrait refermer la boucle.
Cette logique est rassurante, mais elle est trompeuse. Elle éclipse les questions fondamentales : qui produit les déchets ? Qui en paie le prix ? Qui profite de leur gestion ? Elle occulte les asymétries entre pays riches et pays pauvres, entre centres de pouvoir et périphéries sacrifiées, entre consommateurs privilégiés et travailleurs précarisés. Elle passe sous silence la réalité économique : la transformation des déchets en marché, l’exploitation des ressources résiduelles, la course au rendement orchestrée par le capital financier sur l’ensemble des circuits mondiaux des détritus.
Réfléchir aux déchets, ce n’est donc pas se limiter à une question technique ou logistique – comment les collecter, les trier, les valoriser. C’est interroger les fondements mêmes de notre modèle économique : son obsession de la croissance, son extractivisme destructeur, ses logiques néocoloniales qui déplacent la pollution des uns vers les autres. C’est comprendre que nos « restes » ne disparaissent jamais vraiment. Ils voyagent. Ils circulent. Ils redessinent les cartes du monde en silence, en créant des zones sacrifiées où s’entassent nos rebuts et, avec eux, les stigmates de nos choix collectifs.