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Ce fait divers trimbale deux noms : "les disparus de Boutiers", en rapport avec le village concerné, et "l’affaire Méchinaud", du patronyme de cette famille qui s’est volatilisée. Nous sommes dans la vallée du fleuve Charente, à la Noël de l’année 1972. 25 décembre, 1 heure du matin passée, une Simca 1100 grenat s’avance dans le brouillard givrant avant de se faire avaler par la nuit. Dans l’habitacle, un couple et leurs deux enfants qui viennent de réveillonner à Cognac chez des amis. Après, plus rien, rien. Ils ne reviendront jamais dans leur maison aux volets verts où, à l’étage, trône un sapin enguirlandé au pied duquel reposent des cadeaux. Une dinde et des huîtres attendent aussi dans la cuisine. Cinquante ans plus tard, Jean-Charles Chapuzet a embrassé ce rien, qui demeure le plus vieux dossier du pôle cold cases encore ouvert en France. Proches terrorisés, flics englués, radiesthésistes sollicités, journalistes envoûtés, corbeaux pyromanes, amant borderline, cette affaire hors norme méritait une enquête littéraire gonzo.